17 novembre 2008
Allez à la rencontre de Lilaë
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31 Mars 2007
au 15 Juillet 2007
15 juillet 2007
Damien

Au milieu de la nuit, Damien arrive dans la petite ville en bord de mer. Il sait qu’il va me revoir moi son filleul, hébergé chez son Amie, Mélya.
C’est le Voyageur, celui qui arrive quand on ne l’attend pas. Il repart de la même façon, habitué à courir le monde pour les fouilles archéologiques qui le passionnent.
Initiateur selon son Cœur, il a l’art et la manière de mettre ceux qu’il rencontre à leur aise. C’est un Pélerin de la Vie. Il a deviné bien avant moi que je suis sur le chemin pour aller à la rencontre de mon De-Venir en passant par mes mémoires. alors que je l’ignore !
Savait il aussi que je rencontrerais Lilaë en bord d’Océan…..
En revenant de la gare où je suis allé chercher Dorémi, ma vieille guitare, et mon sac à dos je traîne un peu.
Les mains dans les poches, je déambule. J’aime flâner ainsi. Je côtoie beaucoup de gens. Mais, rien ne vaut… ma Solitude. Damien me blague souvent pour çà…
Une pression sur mon épaule me fait me retourner. Il est là.
Il ne change pas. C’est l’embrassade. Son air d’aventurier, sa peau basanée, ses cheveux gris argent sur son front lui donnent une allure peu banale. En un clin d’œil, je le retrouve…
J’ai dix ans, mes yeux me piquent un peu. Les siens aussi, j’en suis sûr.
C’est l’Ami-Frère de mon Père.
Nous reprenons la promenade interrompue. Une déferlante de souvenirs arrive au galop. Il m’entraîne dans les rues bruyantes.
Soudain, devant nous, deux silhouettes. Cheveux blonds, cheveux roux, pieds nus toutes les deux, Mélya et Lilaë. Bill Chien trottine près de l’enfant. Elles chantent toutes les deux en riant.
Nous échangeons un regard. Vite, pressant le pas nous les rejoignons… Surprise ! Lilaë saute dans mes bras. Damien courtois s’incline discret devant Mélya, dépose un baiser léger sur le poignet délicat. La petite que j’ai reposé par terre, tire mon bras pour que je me penche un peu et murmure à mon oreille :
- « T’as vu l’bisou-papillon » avec un sourire coquin qui lui est propre en clignant des deux yeux.
Puis, elle se tourne vers Damien.
- « Dis, m’sieur, tu l’connais l’Berger des Etoiles ? ».
En même temps, elle noue ses bras autour du cou de Damien qui s’est accroupit devant elle et soupire :
- « Cela fait longtemps, t’sais, que je l’attends, enfin il est là ! ».
Ils échangent un regard chargé d’entente secrète, de connivence. A la réponse affirmative de Damien, elle plaque un gros baiser sur la joue de ce dernier ; çà m’énerve. Ce qui m’intrigue, c’est une bizarre sensation : des picotements sur ma nuque, au plexus, aux creux des mains comme si j’avais bu.
J’ai envie de chanter, de danser, de rire. Comme lorsque l’on est bien au creux du Cœur de ceux que l’on aime ! Les jours passent trop vite à mon gré.
(reflets perso"côte Ile d'Aix 17) à suivre..

27 avril 2007
Mélya
Un bruit étouffé me tire de mon sommeil. J’ouvre les yeux. Le jour baisse, la lumière est moins vive.
- « Flûte, c’est pas vrai, j’ai dormi tout ce temps ».
- « Eh, oui, tout ce temps. Bienvenue chez nous ».
La voix est douce et pétillante à la fois. Du coin de l’œil, j’aperçois un pied nu qui se balance, une jambe fine. Je me lève très gêné.
Une jeune femme assise dans un fauteuil me sourit.
Vêtue de blanc, auréolée par ses cheveux roux, elle se moque gentiment. Je le vois à son regard.
Elle se lève d’un geste souple. Je me sens gauche quand nous nous serrons la main.
- « Je suis Mélya Hélios, la Mareinefée de Lilaë ».
- « Et moi, Brice Sourano ».
Lilaë nous rejoint et s’exclame :
- « Ah ! ben dis donc, c’est toi l’ Berger des Etoiles ? C’est vrai qu’çà m’a fait bizarre quand je t’ai vu. J’sais pourquoi maintenant ».
Je répète :- « Berger des Etoiles ? Pourquoi - « T’sais pas, c’est vrai ? » insiste Lilaë.
- « Non, je ne suis pas berger Lilaë même des étoiles ! ».
Je n’y comprend rien, cela me laisse perplexe.
Heureusement pour moi, Mélya prend la parole.
- « Soyez le bienvenu . Je vous attendais. Mon ami Damien vous a annoncé si je puis dire ».
- « Damien ? Damien Lepassant ? çà fait une éternité que je l’ai vu.
Que fait-t-il ici ? ».
- « I’s’balade comme toi » chantonne Lilaë.
- « Je suis ravie de vous accueillir. Ne soyez pas gêné. Damien passera dans la journée ».
- « Merci de me recevoir, madame ».
L’intérieur du logis est à l’image de l’hôtesse, simple et raffinée à la fois. En buvant un jus de fruit, nous devisons. Mélya discrètement fait allusion à mes études de peintre-verrier. Cela me met à l’aise.
- « C’est quoi peintre verrier ? » demande Lilaë.
A mon tour, je lui pose une question :
- « Pourquoi m’appelles-tu Berger des Etoiles ? ».
- « A cause de ton nom. Tu t’appelles Brice SOURANO ? Si tu désemmêles les lettres tu trouves : OURANOS. C’est lui le Berger des Etoiles ! t’as l’même nom… Tu comprends Brice ? c’est pas difficile ». Il me semble me souvenir d’une légende… C’est un peu vague, bien loin !…Où va-t-elle chercher tout çà ?
Sacrée Lilaë. Je me pose la même question : qui est-elle ? sous cette apparence de gamine, bavarde comme une pie, rien ne l’arrête. Rien ne la surprend.
Pourtant, elle m’émeut profondément. La petite m’interpelle :
- « Où tu dors ? ».
Au fait, je n’en sais rien… il est temps de me retirer.
Mélya intervient :
- « Vous pouvez vous installer dans « la Gloriette des Mouettes, au fond du jardin ». Tout en parlant, elle m’invite à la suivre dans l’allée éclairée par la clair de lune.
Derrière un rideau de verdure, se trouve une terrasse en contrebas. La gloriette s’adosse aux rochers.
- « Voilà, bienvenue Brice, dormez bien ».
- « Fais d’ beaux rêves Berger » murmure Lilaë.
Sitôt entré, la fatigue me tombe dessus. Je m’allonge tout habillé sur le divan.
Avant de chavirer dans le sommeil, j’entends la voix enfantine de l’enfant, loin, très loin :
- « Fais d’ beaux rêves Berger… des…Etoiles ! Berger…Berger… le mot s’estompe en douces résonances… le sommeil m’emporte !… ».
Un goût de sel, le gazouillis des oiseaux me tirent du sommeil réparateur. Béat, je m’étire.
Hier soir, je n’ai pas fermé la porte. La nuit m’a visité. Il me revient en mémoire la journée et la soirée d’hier. Je suis bien !
Je termine ma douche quand une voix claire m’interpelle, celle de Lilaë :
- « Hou ! Hou ! Berger, t’es réveillé ? ».
Discrète, elle frappe, entre sur mon invitation.
Elle saute dans mes bras pour un bisou.
- « T’as bien dormi ? t’aimes la gloriette ?…T’sais quand le ciel est en colère et qu’ l’océan fait l’ gros « d’eau », t’es entre ciel et mer ; çà passe partout. C’est chouette. » Son babillage m’amuse. Elle reprend :
- «Viens, j’ t’attends pour le p’tit déj’ avec Mareinefée ».
Je n’ai pas le temps d’enfiler des sandales. Pieds nus, en compagnie de Lilaë, nous rejoignons Mélya.
Son sourire nous accueille. Je m’attable, heureux comme un enfant, à l’aise comme si de tout éternité, je retrouve ma place.
- « T’es de la famille » chantonne Lilaë !…
Je suis bien d’accord et heureux d’être ici.
Décemment, je ne peux m’incruster ainsi. Comme si elle suivait mes pensées, Mélya y répond :
- « Brice, restez à la gloriette si vous le souhaitez ; cela nous fait plaisir. Ah ! au fait, votre parrain Damien est passé tôt ce matin. Il reviendra dans la journée ».
Damien ! Il y a quelques années, il m’emmenait en vacances. Depuis mes études, ce n’est plus possible. Nous nous rencontrons trop rarement. Quelle joie de le revoir. Mais, comment connaît-il Mélya ? Elle va et vient de son pas dansant. J’ai l’impression de la connaître depuis toujours. Pourtant, c’est la première fois que je la rencontre.Il y a comme une re-connaissance que je touche du bout du cœur. Elle est mystérieuse , parle peu, sa présence seule suffit. C’est comme si elle est de passage intemporel. Oui, comme les hirondelles qui arrivent, repartent. Et, au printemps, elles reviennent comme si leur absence ne les touchait pas. Mélya. On ne sait d’où elle vient… J’ai ce sentiment-là.
à suivre
13 avril 2007
Brice raconte
Je la rencontre un matin d’été. Venant d’arriver, je musarde en bord de mer. Comme un feu follet, elle surgit de nulle part. Elle me bouscule en riant, accompagnée d' un drôle de chien gris et blanc tout ébouriffé. En un instant, je suis ébloui de rires.
- « Oh, pardon; Lui, M’sieur. J’ t’avais pas vu ».
Devant moi, dansant sur place se tient un petit bout de fille toute rigolote.
- « Je m’appelle Lilaë c’est Bill-Chien. Tu te promènes ?
Son regard d’un bleu mauve me séduit. Par jeu, je réponds :
- « Brice, pour vous servir gente Demoiselle ».
Elle bat des mains, ravie. Puis, se penche vers le chien et lui susurre : « T’entends Bill ? c’est un vrai ! ».
Je me demande : un vrai quoi ? et lui pose la question.
- « Ben, un trou… un trou… j’arrive pas à le dire. Où t’as mis ton chapeau de velours ? » rétorque-t-elle.
Surpris, je réfléchis à toute vitesse. Voyons, un chapeau… de velours ? J’y suis.
- « Tu veux dire un troubadour ? ».
- « Oui, t’as trouvé ».
J’ai une drôle d’allure pour un troubadour ; pieds nus sur le bord de la plage, les cheveux en bataille…
Bref ! les enfants voient des choses que nous, adultes, ne soupçonnons même pas.
Mais on ne m’a jamais pris pour un Troubadour !
Quelle drôle de petite fille, elle m’intrigue.Nous nous asseyons au pied des roches, elle niche sa menotte brunie dans ma main, me regarde bien en face, me dévisage presque en penchant un peu la tête.
- « Dis donc où t’étais ? çà fait longtemps que j’attends moi. Tu t’souviens pas ? ».
Devant mon signe de dénégation ,déçue elle me jauge du regard, caresse Bill, puis bondit sur ses pieds nus.
- « Allez viens, on verra plus tard, j’ te réveillerai ».
Je n’en reviens pas. Je suis pourtant bien réveillé. Autour de nous, les gens vont et viennent. Personne ne fait attention à nous. Lilaë babille.
Soudain, ses paroles m’interpellent :
- « Tu sais Brice, les enfants savent tout. On oublie quand on grandit, y faut pas. C’est bien d’garder les cadeaux qu’on apporte en arrivant sur Terre…Pour les r’trouver, tu t’assois dans un coin tranquille. Tu fermes les yeux. Puis tu dis : Chut et respire doucement. Comme çà, tes bavardages du dedans s’arrêtent.
Sans bouger, tu ouvres les yeux au bout d’un moment. Faut pas faire de geste… tu regardes, c’est tout…
Là, t’en reviens pas… Y’a quelque chose de changer. Pourtant çà à l’air pareil…T’as r’trouvé ton regard lumière qu’ t’avais oublié.Il t’ouvre les portes cachées, soulève les voiles qui éteignent les lumières-couleurs. Le ciel est beau, c’est tout clair, çà brille partout. Faut être patient. Va pas trop vite. C’est comme un trésor que t’as cherché.Il était tout près. Tu le croyais perdu…Tu savais pas qu’ t’avais la clé, c’est tout.
Doucement, t’entends des sons qu’ tu connais pas ! C’est beau… Essaie… Tu verras !!… ».
Tout en marchant, nous arrivons en bout de plage.
Sans façon, elle m’invite, dans le jardin de son paradis. C’est une maison de pêcheur en bordure de l’océan, la maison de sa marraine. Bill, épuisé, s’endort sous les tamaris. Lilaë se tait. Pensive, assise dans un fauteuil, elle semble bien loin d’ici. Elle plonge son regard dans le ciel semblable à ces yeux.
Un autre visage transparaît dans cet abandon. Un visage auréolé de sagesse, de tendresse.
Où est le lutin bondissant, espiègle de ce matin ?
Qui es-tu Lilaë : Fée ? Messagère ? Peut-être les deux.
D’où vient-tu enfant Sage ? Je m’interroge ainsi.
Le pépiement des oiseaux s’apaise. C’est l’heure de la sieste. Lilaë s’est endormie en une pose alanguie…
A mon tour, gagné par la douceur de l’air, le parfum des roses, je glisse dans une torpeur légère.
Dans cet espace de demi-sommeil, je suis bien, bien.
Le Temps s’étire à l’infini. Je suis aérien… je largue les amarres. Je navigue en douceur, sur l’ondoiement du ciel ! Oui, oui, je suis matelot du firmament…
Je perds ma conscience éveillée. Une autre vigilance émerge de mes profondeurs. Ce que je ressens est indescriptible. Les mots de tous les jours sont bien pauvres pour exprimer mon émerveillement.
Je traverse de multiples mondes et c’est très agréable.
Ce qui me surprend c’est de me sentir encore plus éveillé que dans mon corps terrestre.
Léger comme une plume, je m’étire à l’infini comme les nuages. Les couleurs-lumières sont sublimes. Je ne me vois pas de corps, pourtant j’en ai un, ténu, aérien, pure énergie.
Si je le veux, je peux me fondre dans le Tout. J’entends une voix qui est au-delà de l’Infinitude me dire « N’oublie pas, tu est Conscience, Conscience…. ».
Le mot se répète, vibre, m’imprègne…..Pourvu que je ne l’oublie pas !!!…
à suivre.......
05 avril 2007
Lilaê
Lilaë…
Voit le jour sur notre Planète Bleue
Grâce à l’Amour de Gilles et d’Aimée.
Parents tendres et attentionnés .Ils sont émerveillés
Par l’Etre Lumineux Qui leur est confié !
Conscients Qu’elle est de ces Eveilleurs
Qui parlent à nos Cœurs !
Lilaë est la Messagère de Brice l’Artiste.
Elle le surprend, l’amuse,
Se doutant bien qu’Elle est Différente.
Insensiblement, mine de rien, Elle le guide vers ses Antériorités
A la Recherche de ses Mémoires
Dans la Quête du De-Venir et Des Etoiles !…
à suivre..
(illustrations perso)
31 mars 2007
Prélude

Il y a quelques saisons, mon ami Damien me rend visite.
Il est accompagné de Brice, son filleul.
Nous avons bien des choses à nous dire ; mais je sais que l’important, c’est Brice.
D’emblée, celui-ci me dit :
- « Il m’arrive de drôles de choses, des sentiments. Damien m’a dit que vous pouvez m’aider ? ok ? ».
C’est….OK ! Sur un cheminement…
Souvent, je le sais par expérience, il est bon qu’un tiers prenne le relais. Ce que je fais de bon cœur.
J’écoute Brice attentivement. Il parle en confiance. Nous échangeons, partageons.
C’est tout simple : Brice S’Eveille !
C’est lui qui me demande d’écrire ses « découvertes » - « çà en aidera d’autres sans doute » ! dit-il.
J’accepte avec plaisir. Il est ravi.
Je laisse Brice raconter avec ses mots, ses découvertes.
![]()
à suivre









